Étude clinique no.1

Commentaires

1. Les traumatismes pelviques sont habituellement pluri-lésionels chez l'animal accidenté. On n'observe que très rarement une seule lésion (fracture ou luxation) au niveau du bassin. Il est important d'identifier toutes ces lésions, même si plusieurs d'entre elles ne justifient aucune intervention.

2. Dans le cas présent, aucune intervention chirurgicale ne fut nécessaire au niveau de la luxation sacro-iliaque, des fractures pubiques et des fractures ischiales gauches.

3. L'avulsion d'un fragment ostéo-articulaire de la tête fémorale n'est pas rare dans les cas de luxations coxo-fémorales traumatiques. La luxation de la tête fémorale en position cranio-dorsale est, de loin, la plus commune. L'approche thérapeutique non-chirurgicale (réduction externe) peut s'avérer catastrophique si on néglige d'interpréter les radiographies avec attention.

4. On rapporte que le fragment osseux avulsé de la tête fémorale provient habituellement du site d'insertion du ligament teres: de toute évidence, cette hypothèse est mise en doute. Dans le cas présent, l'avulsion ostéo-articulaire semble davantage reliée aux attaches ventrales de la capsule articulaire sur la tête fémorale.

5. L'aisance et le confort de l'animal en période post-chirurgicale n'est pas le fruit du hasard. L'arthroplastie coxo-fémorale ne doit inclure non seulement la tête, mais encore la totalité du col fémoral, et ne laisser aucune aspérité osseuse. L'excision concommitante du trochanter mineur semble également contribuer au pronostic favorable.

Luc Léger, d.m.v.
Chirurgien spécialiste.